PIERRE-AUGUSTE RENOIR 1841-1919
Jeune femme au bord de l'eau, 1870
Huile sur toile
16 x 26,2 cm
Monogrammé en bas à droite : AR
Peinte en 1870, Jeune femme au bord de l’eau s’inscrit dans un moment de profond renouvellement artistique. À la fin du Second Empire, la peinture officielle est encore dominée par...
Peinte en 1870, Jeune femme au bord de l’eau s’inscrit dans un moment de profond renouvellement artistique. À la fin du Second Empire, la peinture officielle est encore dominée par les règles du Salon, qui valorisent des compositions historiques ou idéalisées, exécutées avec un dessin précis et une finition lisse. Pourtant, une nouvelle génération d’artistes, dont Pierre-Auguste Renoir, s’éloigne progressivement de ces conventions. En travaillant aux côtés de Monet, Sisley ou Bazille, il participe à l’émergence d’une peinture fondée sur l’observation directe du réel, attentive aux effets de lumière et à la vie contemporaine. L’année 1870 marque une période de transition, bientôt bouleversée par la guerre franco-prussienne, qui précède de peu l’affirmation du mouvement impressionniste.
Dans ce contexte, Renoir privilégie un sujet simple et immédiat. Une jeune femme est représentée au bord de l’eau, au cœur d’un paysage végétal dense. Il s’agit très probablement de Lise Tréhot, modèle et compagne de l’artiste durant les années 1860, dont la présence est fréquente dans ses œuvres de cette période. Toutefois, la figure n’est pas traitée comme un portrait individualisé. Elle s’intègre à son environnement, sans hiérarchie marquée, comme si elle faisait partie du même ensemble que les feuillages et les reflets de l’eau. Cette absence de narration renforce l’impression de spontanéité et de naturel. La technique employée témoigne de cette évolution. Renoir adopte une touche libre, visible, qui rompt avec la précision académique. Les formes sont suggérées plutôt que définies, les contours restent souples, parfois incertains. La peinture se construit par touches juxtaposées, traduisant les vibrations de la lumière et les variations de l’atmosphère. Cette manière de peindre annonce clairement les débits de l’impressionnisme.
La couleur joue un rôle essentiel dans cette recherche. Les tons verts et bruns de la végétation dominent, ponctués de touches plus claires qui évoquent les reflets de l’eau et la lumière filtrée. La robe de la jeune femme capte cette lumière et crée un point d’équilibre dans la composition. Les contrastes sont atténués, les transitions sont douces, ce qui donne à l’ensemble une grande harmonie. La lumière ne vient pas seulement éclairer la scène, elle semble circuler à travers elle, unifiant les éléments.
Dans ce contexte, Renoir privilégie un sujet simple et immédiat. Une jeune femme est représentée au bord de l’eau, au cœur d’un paysage végétal dense. Il s’agit très probablement de Lise Tréhot, modèle et compagne de l’artiste durant les années 1860, dont la présence est fréquente dans ses œuvres de cette période. Toutefois, la figure n’est pas traitée comme un portrait individualisé. Elle s’intègre à son environnement, sans hiérarchie marquée, comme si elle faisait partie du même ensemble que les feuillages et les reflets de l’eau. Cette absence de narration renforce l’impression de spontanéité et de naturel. La technique employée témoigne de cette évolution. Renoir adopte une touche libre, visible, qui rompt avec la précision académique. Les formes sont suggérées plutôt que définies, les contours restent souples, parfois incertains. La peinture se construit par touches juxtaposées, traduisant les vibrations de la lumière et les variations de l’atmosphère. Cette manière de peindre annonce clairement les débits de l’impressionnisme.
La couleur joue un rôle essentiel dans cette recherche. Les tons verts et bruns de la végétation dominent, ponctués de touches plus claires qui évoquent les reflets de l’eau et la lumière filtrée. La robe de la jeune femme capte cette lumière et crée un point d’équilibre dans la composition. Les contrastes sont atténués, les transitions sont douces, ce qui donne à l’ensemble une grande harmonie. La lumière ne vient pas seulement éclairer la scène, elle semble circuler à travers elle, unifiant les éléments.
Provenance
Collection Ambroise Vollard.Collection privée.
Vente Giquello, Paris, 2026.
المنشورات
Ambroise Vollard, Tableaux, pastels & dessins de Pierre-Auguste Renoir, Paris 1918, reproduit planche 21.
François Daulte, Catalogue Raisonné de l'oeuvre peint, I, Figures, éditions Durand-Ruel, Lausanne, 1971, illsutré sous le n°59.
Guy-Patrice et Michel Dauberville, Bernheim jeune Paris, Catalogue Raisonné des tableaux, pastels, dessins et aquarelles, vol *, illustré sous le n°360.
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