PABLO PICASSO 1881-1973
Fleurs, 1952
Pièce unique
Terre de faïence blanche, fond noir émaillé, décor peint à l'engobe : bleu et vert, patiné gris sur parties réservées
Terre de faïence blanche, fond noir émaillé, décor peint à l'engobe : bleu et vert, patiné gris sur parties réservées
Hauteur : 61 cm
Certificat d'authenticité délivré par Madame Paloma Ruiz-Picasso et Madame Diana Widmaier-Ruiz-Picasso, en date du 7 octobre 2024.
Daté sur l'anse : 31.7.52
Cachet et étiquette sous la base : Madoura ; n°13 fleurs
Cachet et étiquette sous la base : Madoura ; n°13 fleurs
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Dans les années d’après-guerre, Pablo Picasso explore un nouveau champ artistique : la céramique. Entre 1947 et 1971, il crée à Vallauris une série remarquable de céramiques uniques, toutes façonnées...
Dans les années d’après-guerre, Pablo Picasso explore un nouveau champ artistique : la céramique. Entre 1947 et 1971, il crée à Vallauris une série remarquable de céramiques uniques, toutes façonnées en majorité dans l’atelier Madoura, dirigé par Suzanne et Georges Ramié. Cette période marque un renouveau pour la poterie provençale, qui retrouve son dynamisme sous l’impulsion d’artistes et d’artisans novateurs. Vallauris, autrefois prospère pour sa production potière, traverse une crise dans les années 1930, entraînant l’abandon de nombreux ateliers. Suzanne Ramié, passionnée par les arts décoratifs et les traditions locales, décide alors de relancer cet artisanat en modernisant les formes traditionnelles tout en préservant leur héritage. Avec son mari Georges, elle fonde Madoura. Leur travail attire rapidement l’attention, et en 1946, lors d’un séjour à Golfe-Juan, Picasso découvre les poteries de Vallauris en visitant l’exposition Poteries, Fleurs, Parfums. Intrigué, il se rend à Madoura et façonne spontanément trois pièces. À son retour l’année suivante, il est impressionné de voir qu’elles ont été soigneusement cuites par Suzanne et Georges Ramié. Conquis par le potentiel créatif du lieu, il décide de s’y installer et entame une production céramique intense qui s’étendra sur plus de vingt ans. Ce partenariat donne naissance à une multitude de créations inédites, alliant l’imaginaire de Picasso et le savoir-faire artisanal de Madoura.
Parmi ces œuvres, La Bourrache à la fleur, céramique unique, illustre cette rencontre entre tradition et modernité. Inspirée d’un récipient provençal à col allongé autrefois utilisé pour l’huile d’olive, cette céramique unique est transformée par Picasso. Il lui ajoute une anse et en fait une cruche élancée, dont la forme évoque la bourrache mais également la fleur du même nom, peinte dessus. Située au carrefour des influences provençales et antiques, cette pièce évoque les fresques gréco-romaines, où la nature est représentée sous une forme symbolique et idéalisée. Passionné par l’Antiquité méditerranéenne, Picasso revisite ces codes en leur insufflant une vision moderne. Les émaux verts et bleus appliqués sur un fond noir satiné et blanc confèrent à l’œuvre une profondeur subtile et une richesse chromatique, tandis que la structure met en avant le jeu des volumes et des courbes.
L’inscription "31.7.52" peinte sur l’anse fixe l’instant précis de sa création, affirmant son caractère unique. Bien au-delà d’un simple objet décoratif, La Bourrache incarne une synthèse magistrale entre héritage provençal, références antiques et innovation plastique. Son modelé et ses motifs se répondent harmonieusement, célébrant à la fois la forme et l’essence de la bourrache.
Parmi ces œuvres, La Bourrache à la fleur, céramique unique, illustre cette rencontre entre tradition et modernité. Inspirée d’un récipient provençal à col allongé autrefois utilisé pour l’huile d’olive, cette céramique unique est transformée par Picasso. Il lui ajoute une anse et en fait une cruche élancée, dont la forme évoque la bourrache mais également la fleur du même nom, peinte dessus. Située au carrefour des influences provençales et antiques, cette pièce évoque les fresques gréco-romaines, où la nature est représentée sous une forme symbolique et idéalisée. Passionné par l’Antiquité méditerranéenne, Picasso revisite ces codes en leur insufflant une vision moderne. Les émaux verts et bleus appliqués sur un fond noir satiné et blanc confèrent à l’œuvre une profondeur subtile et une richesse chromatique, tandis que la structure met en avant le jeu des volumes et des courbes.
L’inscription "31.7.52" peinte sur l’anse fixe l’instant précis de sa création, affirmant son caractère unique. Bien au-delà d’un simple objet décoratif, La Bourrache incarne une synthèse magistrale entre héritage provençal, références antiques et innovation plastique. Son modelé et ses motifs se répondent harmonieusement, célébrant à la fois la forme et l’essence de la bourrache.
Provenance
Collection privée.Vente Art Research Paris, janvier 2025.
المنشورات
Georges Ramié, Céramique de Picasso, Editions Cercle d'Art, Paris, 1974, deux bourraches différentes reproduites.Collection musée de Vallauris, l'autre Collection du musée de Saint-Etienne.
Collectif d'auteurs, Picasso céramiste et la Méditerranée, Gallimard, 2013, deux bourraches différentes reproduites dont celle du Musée de Saint-Etienne.
Sandra Benadretti Pellard, Collectif, Picasso: Céramiste à Vallauris, Pièces uniques, illustré cat.83 p 152.