HENRI MANGUIN 1874-1949
Tulipes Dans Une Cruche En Moustiers Blanc, 1916
Huile sur toile
55 x 46 cm
L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par Madame Claude Holstein Manguin.
Signé en bas à droite : Manguin
Peinte en 1916, Tulipes dans une cruche en Moustiers blanc est une œuvre emblématique de la maturité artistique de Henri Manguin, l’un des grands représentants du Fauvisme. Formé à l’École...
Peinte en 1916, Tulipes dans une cruche en Moustiers blanc est une œuvre emblématique de la maturité artistique de Henri Manguin, l’un des grands représentants du Fauvisme. Formé à l’École des Beaux-Arts de Paris, proche de Matisse, Marquet et Derain, Manguin participe dès 1905 à l’aventure fauve, qui révolutionne la peinture par l’usage audacieux et libéré de la couleur. Très tôt reconnu pour son tempérament lumineux et sensuel, il est surnommé « le peintre de la volupté ».
Contrairement à certains de ses contemporains, Manguin développera une œuvre résolument tournée vers la joie, la lumière et l’harmonie. Après la période fauve la plus radicale, son style s’assagit sans jamais renoncer à la vibration chromatique. En 1916, en pleine Première Guerre mondiale, il poursuit une peinture intimiste et lumineuse, comme une réponse poétique et apaisée aux bouleversements du monde. Dans cette nature morte, la couleur est au cœur de la composition. Le bouquet de tulipes déploie une gamme ardente de rouges profonds, d’oranges éclatants et de roses délicats, appliqués en larges touches souples et vibrantes. Ces tons chauds contrastent avec la blancheur nacrée de la cruche en faïence de Moustiers, subtilement nuancée de bleus et de gris. Ce dialogue entre éclat coloré et fraîcheur du blanc crée un équilibre lumineux et raffiné. L’arrière-plan, structuré par une fenêtre, mêle verts profonds, rouges sourds et bleus assombris, offrant un écrin chromatique qui met en valeur la puissance du bouquet. La touche est libre, généreuse, laissant apparaître la matière picturale. La lumière, diffuse et enveloppante, confère à l’ensemble une atmosphère intime, chaleureuse et profondément méditerranéenne, caractéristique de l’univers de Manguin.
L’œuvre possède une provenance remarquable : acquise directement auprès de l’artiste en 1917, elle est ensuite passée par la Galerie Moos à Genève avant d’entrer dans une collection privée française. Elle fut exposée dès décembre 1918 à Genève, lors de l’Exposition d’Art Français à la Galerie Moos, sous le titre Tulipes, attestant de sa reconnaissance précoce. Par son éclat chromatique, sa sensualité et son équilibre entre construction et liberté, cette toile illustre parfaitement l’art de Henri Manguin dans sa pleine maturité, lorsque la couleur devient à la fois structure, émotion et lumière.
Contrairement à certains de ses contemporains, Manguin développera une œuvre résolument tournée vers la joie, la lumière et l’harmonie. Après la période fauve la plus radicale, son style s’assagit sans jamais renoncer à la vibration chromatique. En 1916, en pleine Première Guerre mondiale, il poursuit une peinture intimiste et lumineuse, comme une réponse poétique et apaisée aux bouleversements du monde. Dans cette nature morte, la couleur est au cœur de la composition. Le bouquet de tulipes déploie une gamme ardente de rouges profonds, d’oranges éclatants et de roses délicats, appliqués en larges touches souples et vibrantes. Ces tons chauds contrastent avec la blancheur nacrée de la cruche en faïence de Moustiers, subtilement nuancée de bleus et de gris. Ce dialogue entre éclat coloré et fraîcheur du blanc crée un équilibre lumineux et raffiné. L’arrière-plan, structuré par une fenêtre, mêle verts profonds, rouges sourds et bleus assombris, offrant un écrin chromatique qui met en valeur la puissance du bouquet. La touche est libre, généreuse, laissant apparaître la matière picturale. La lumière, diffuse et enveloppante, confère à l’ensemble une atmosphère intime, chaleureuse et profondément méditerranéenne, caractéristique de l’univers de Manguin.
L’œuvre possède une provenance remarquable : acquise directement auprès de l’artiste en 1917, elle est ensuite passée par la Galerie Moos à Genève avant d’entrer dans une collection privée française. Elle fut exposée dès décembre 1918 à Genève, lors de l’Exposition d’Art Français à la Galerie Moos, sous le titre Tulipes, attestant de sa reconnaissance précoce. Par son éclat chromatique, sa sensualité et son équilibre entre construction et liberté, cette toile illustre parfaitement l’art de Henri Manguin dans sa pleine maturité, lorsque la couleur devient à la fois structure, émotion et lumière.
Provenance
Acquis directement auprès de l'artiste en 1917.Galerie Moos, Genève.
Collection privée, France.
Vente Tajan, novembre 2025.
Expositions
Genève, Galerie Moos, Exposition d'Art Français, décembre 1918.