LOUIS VALTAT 1869-1952
Fleurs Rouges Dans Une Cruche, circa 1938
Huile sur panneau
33 x 24,5 cm
Cette oeuvre sera incluse au Catalogue Raisonné de l'oeuvre de Louis Valtat actuellement en préparation par l'Association Les Amis de Louis Valtat. Avis d'inclusion en date du 9 août 2025.
Signé des initiales en bas à gauche : LV
Réalisé vers 1938, Fleurs rouges dans une cruche appartient à la dernière grande période créative de Louis Valtat, alors un artiste confirmé dont le langage pictural est parfaitement accompli. À...
Réalisé vers 1938, Fleurs rouges dans une cruche appartient à la dernière grande période créative de Louis Valtat, alors un artiste confirmé dont le langage pictural est parfaitement accompli. À la fin des années 1930, Valtat poursuit une recherche entamée depuis plusieurs décennies : celle d’une peinture lumineuse, profondément attachée à la couleur, affranchie des contraintes naturalistes mais toujours fidèle à la sensation visuelle immédiate.
Précurseur du fauvisme, Valtat joue dès les années 1890 un rôle essentiel dans la libération de la couleur qui marquera l’art moderne. Même si son nom est souvent associé à Matisse, Derain ou Marquet, il développe un style très personnel : des couleurs franches utilisées pour elles-mêmes, une matière dense, un sens décoratif assumé, et une simplification volontaire des formes. Dans cette œuvre tardive, ces caractéristiques apparaissent avec une grande clarté. Le bouquet, traité par aplats vibrants de rouges et de roses, semble animé d’une énergie interne. Les fleurs ne sont pas décrites de manière détaillée : elles sont « construites » par la couleur, selon une logique quasi sculpturale. Valtat conçoit la couleur comme une force à part entière, capable de modeler l’espace et d’exprimer l’émotion. Le contraste entre le fond sombre et la cruche rouge intensifie encore cette dynamique, rendant la composition d’une présence presque tactile. À cette époque, le peintre s’éloigne des expérimentations plus audacieuses de sa jeunesse pour revenir à des sujets simples, souvent des fleurs, des fruits ou des intérieurs. Ce retour à l’intime n’est pas un repli mais une affirmation de sa maîtrise : il n’a plus besoin de prouver, seulement de peindre avec liberté. La nature morte devient alors un terrain idéal pour explorer ce qu’il aime par-dessus tout : la lumière et la couleur, dans ce qu’elles ont de plus direct.
Précurseur du fauvisme, Valtat joue dès les années 1890 un rôle essentiel dans la libération de la couleur qui marquera l’art moderne. Même si son nom est souvent associé à Matisse, Derain ou Marquet, il développe un style très personnel : des couleurs franches utilisées pour elles-mêmes, une matière dense, un sens décoratif assumé, et une simplification volontaire des formes. Dans cette œuvre tardive, ces caractéristiques apparaissent avec une grande clarté. Le bouquet, traité par aplats vibrants de rouges et de roses, semble animé d’une énergie interne. Les fleurs ne sont pas décrites de manière détaillée : elles sont « construites » par la couleur, selon une logique quasi sculpturale. Valtat conçoit la couleur comme une force à part entière, capable de modeler l’espace et d’exprimer l’émotion. Le contraste entre le fond sombre et la cruche rouge intensifie encore cette dynamique, rendant la composition d’une présence presque tactile. À cette époque, le peintre s’éloigne des expérimentations plus audacieuses de sa jeunesse pour revenir à des sujets simples, souvent des fleurs, des fruits ou des intérieurs. Ce retour à l’intime n’est pas un repli mais une affirmation de sa maîtrise : il n’a plus besoin de prouver, seulement de peindre avec liberté. La nature morte devient alors un terrain idéal pour explorer ce qu’il aime par-dessus tout : la lumière et la couleur, dans ce qu’elles ont de plus direct.
Provenance
Collection privée.Vente Tajan, novembre 2025.