ALBERT MARQUET 1875-1947
Venise, La Lagune, 1936
Huile sur toile
33,5 x 55 cm
Certificate of authenticity issued by Mr. Robert Schmit, dated October 1, 1984.
Signé en bas à gauche : Marquet
Peinte en 1936, Venise, Gondole sur la lagune est une œuvre caractéristique d’Albert Marquet (1875-1947), peintre intimement lié au mouvement fauve mais dont la sensibilité, plus douce et plus contemplative,...
Peinte en 1936, Venise, Gondole sur la lagune est une œuvre caractéristique d’Albert Marquet (1875-1947), peintre intimement lié au mouvement fauve mais dont la sensibilité, plus douce et plus contemplative, s’impose rapidement comme singulière. Ami fidèle de Matisse, Marquet partage avec lui un goût pour les harmonies colorées et les compositions épurées, mais sa peinture demeure profondément marquée par une recherche de calme, de simplicité formelle, et par une prédilection constante pour les paysages portuaires et les vues d’eau. Dans cette huile sur toile, Marquet saisie la lagune vénitienne dans une atmosphère de sérénité suspendue. La composition est typique de sa manière : l’espace est largement ouvert, les lignes d’horizon sont hautes, et l’eau occupe la majeure partie de la surface du tableau. Ici, la lagune s’étend comme une nappe lumineuse dont les nuances de turquoise et de vert d’eau se fondent les unes dans les autres. On y retrouve la touche légère et fluide de Marquet, faite de glacis délicats et de transitions chromatiques presque imperceptibles.
Au premier plan, la longue embarcation sombre glisse sur l’eau. Le gondolier, réduit à une silhouette presque calligraphique, évoque la présence humaine sans jamais rompre la tranquillité de la scène. Marquet n’en détaille pas les traits : ce qui l’intéresse, ce sont les rapports entre formes, couleurs et lumière. Au loin d’autres barques, à peine suggérées, rythment le paysage et accentuent la profondeur, tandis qu’à gauche, une voile blanche capte intensément la lumière, créant un point focal subtil sans dominer l’ensemble. Le ciel, traité dans des tons sablés et brumeux, se confond par endroits avec la lagune, dans ce “flou atmosphérique” que Marquet affectionne particulièrement dans les années 1930. Cette période est en effet marquée par de nombreux voyages, notamment en Afrique du Nord, en Hollande et en Italie. Venise occupe une place importante dans cette quête de lumières changeantes et de vibrations aquatiques.
Fidèle à sa méthode, Marquet peint souvent sur le motif, privilégiant la spontanéité, les impressions immédiates, et une composition construite sur la justesse du regard plutôt que sur le détail anecdotique. Sur la droite, quelques maisons aux toits ocres se détachent doucement d’une ligne d’arbres sombres. Ces formes, simplifiées à l’extrême, rappellent combien Marquet cherchait à atteindre l’essentiel : des masses colorées équilibrées, quelques lignes structurantes, et une lumière omniprésente.
Au premier plan, la longue embarcation sombre glisse sur l’eau. Le gondolier, réduit à une silhouette presque calligraphique, évoque la présence humaine sans jamais rompre la tranquillité de la scène. Marquet n’en détaille pas les traits : ce qui l’intéresse, ce sont les rapports entre formes, couleurs et lumière. Au loin d’autres barques, à peine suggérées, rythment le paysage et accentuent la profondeur, tandis qu’à gauche, une voile blanche capte intensément la lumière, créant un point focal subtil sans dominer l’ensemble. Le ciel, traité dans des tons sablés et brumeux, se confond par endroits avec la lagune, dans ce “flou atmosphérique” que Marquet affectionne particulièrement dans les années 1930. Cette période est en effet marquée par de nombreux voyages, notamment en Afrique du Nord, en Hollande et en Italie. Venise occupe une place importante dans cette quête de lumières changeantes et de vibrations aquatiques.
Fidèle à sa méthode, Marquet peint souvent sur le motif, privilégiant la spontanéité, les impressions immédiates, et une composition construite sur la justesse du regard plutôt que sur le détail anecdotique. Sur la droite, quelques maisons aux toits ocres se détachent doucement d’une ligne d’arbres sombres. Ces formes, simplifiées à l’extrême, rappellent combien Marquet cherchait à atteindre l’essentiel : des masses colorées équilibrées, quelques lignes structurantes, et une lumière omniprésente.
Provenance
Galerie Eugène Druet, Paris.Galerie Schmit, Paris.
Collection privée.
Vente Arcadia, Case d'Aste, octobre 2025.
Exhibitions
Paris, Grand Palais, XIIe Biennale Internationale: les Antiquaires au Grand Palais, 1984.