FERNAND LÉGER 1881-1955
Nu féminin, 1911
Encre brune sur papier
31 x 23,5 cm
Monogrammé daté en bas à droite : F.L ; 1911
Ce dessin de Fernand Léger, Nu féminin, daté de 1911, s’inscrit dans une période essentielle de son parcours, au moment où il est pleinement engagé dans les recherches cubistes. Réalisé...
Ce dessin de Fernand Léger, Nu féminin, daté de 1911, s’inscrit dans une période essentielle de son parcours, au moment où il est pleinement engagé dans les recherches cubistes. Réalisé à l’encre brune sur papier, il est monogrammé et daté en bas à droite. La figure féminine est représentée debout, dans une attitude ouverte et dynamique. Les bras écartés, les mains simplement indiquées, le corps légèrement en torsion, la silhouette occupe la feuille avec ampleur. Le visage est réduit à un ovale schématique, sans détail, ce qui détourne l’attention de toute dimension psychologique pour la concentrer sur la construction plastique. Le trait est libre mais sûr, structurant le corps par grandes lignes continues. Les volumes sont simplifiés, arrondis, presque tubulaires, caractéristiques du langage que Léger développe alors.
En 1911, Léger affirme ce que l’on a qualifié de « cubisme tubiste », où la figure est pensée en termes de volumes cylindriques et d’articulations mécaniques. Même dans ce dessin rapide à l’encre, on perçoit cette organisation architecturée du corps. Le nu n’est plus une étude académique mais un terrain d’expérimentation formelle. À cette époque, Léger réalisait fréquemment ce type de petits nus sur papier. Ces feuilles constituaient un espace de recherche où il explorait la simplification des formes, le rythme des lignes et l’équilibre des masses, recherches qui nourrissaient ensuite ses compositions sur toile. L’œuvre provient de la Galerie Louise Leiris à Paris, où elle portait le numéro 30801 des archives photographiques et le numéro 9741 du stock, avant d’appartenir à la collection de Maurice Jardot. Figure importante du monde de l’art et défenseur de l’art moderne, Jardot s’est attaché à préserver et transmettre l’héritage des grands artistes du XXe siècle. Son intérêt pour Léger s’inscrit dans une reconnaissance profonde du rôle fondamental joué par celui-ci dans l’histoire du cubisme.
Le dessin fut présenté au Musée Jacquemart-André à Paris lors de l’exposition La Ruche de Montparnasse, du 22 décembre 1978 au 1er avril 1979. Cette manifestation mettait en lumière le foyer artistique exceptionnel de Montparnasse au début du XXe siècle, lieu de rencontres, d’expérimentations et d’émulation auquel Léger participa activement. La présence de cette feuille dans ce contexte confirmait son importance pour comprendre l’effervescence créatrice de ces années et la place déterminante de Léger au sein de l’avant-garde parisienne.
En 1911, Léger affirme ce que l’on a qualifié de « cubisme tubiste », où la figure est pensée en termes de volumes cylindriques et d’articulations mécaniques. Même dans ce dessin rapide à l’encre, on perçoit cette organisation architecturée du corps. Le nu n’est plus une étude académique mais un terrain d’expérimentation formelle. À cette époque, Léger réalisait fréquemment ce type de petits nus sur papier. Ces feuilles constituaient un espace de recherche où il explorait la simplification des formes, le rythme des lignes et l’équilibre des masses, recherches qui nourrissaient ensuite ses compositions sur toile. L’œuvre provient de la Galerie Louise Leiris à Paris, où elle portait le numéro 30801 des archives photographiques et le numéro 9741 du stock, avant d’appartenir à la collection de Maurice Jardot. Figure importante du monde de l’art et défenseur de l’art moderne, Jardot s’est attaché à préserver et transmettre l’héritage des grands artistes du XXe siècle. Son intérêt pour Léger s’inscrit dans une reconnaissance profonde du rôle fondamental joué par celui-ci dans l’histoire du cubisme.
Le dessin fut présenté au Musée Jacquemart-André à Paris lors de l’exposition La Ruche de Montparnasse, du 22 décembre 1978 au 1er avril 1979. Cette manifestation mettait en lumière le foyer artistique exceptionnel de Montparnasse au début du XXe siècle, lieu de rencontres, d’expérimentations et d’émulation auquel Léger participa activement. La présence de cette feuille dans ce contexte confirmait son importance pour comprendre l’effervescence créatrice de ces années et la place déterminante de Léger au sein de l’avant-garde parisienne.
Provenance
Galerie Louis Leiris.Collection Guy Loudemer.
Vente Auction Art, février 2026.
Exhibitions
Paris, Musée Jacquemart André, La Ruche de Montparnasse, 22 décembre 1978-1er avril 1979.1
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