SALVADOR DALI 1904-1989
Nu Allongé, 1974
Sanguine sur papier
56,5 x 76 cm
Certificat d'authenticité délivré par Monsieur Nicolas Descharnes.
Signé en bas à droite : Dali
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Figure majeure de l’art du XXᵉ siècle, Salvador Dalí incarne l’une des personnalités les plus singulières et les plus influentes du surréalisme. Peintre virtuose, dessinateur infatigable et théoricien de sa...
Figure majeure de l’art du XXᵉ siècle, Salvador Dalí incarne l’une des personnalités les plus singulières et les plus influentes du surréalisme. Peintre virtuose, dessinateur infatigable et théoricien de sa propre méthode, Dalí développe très tôt un langage artistique fondé sur la maîtrise technique, l’exploration de l’inconscient et la puissance de l’imaginaire.
Le dessin occupe une place fondamentale dans son œuvre, constituant à la fois un outil de recherche formelle et un médium autonome lui permettant d’exprimer avec liberté ses obsessions récurrentes. Réalisé en 1974, Nu allongé appartient à la période tardive de Dalí, marquée par un retour affirmé à la virtuosité graphique et à une certaine épuration formelle. À cette époque, l’artiste s’éloigne progressivement du surréalisme orthodoxe pour explorer une synthèse personnelle mêlant classicisme, sensualité et spiritualité. Dalí revendique alors l’héritage des maîtres anciens, en particulier de la Renaissance, tout en conservant une approche profondément contemporaine du corps et de l’image.
Le thème du nu féminin est omniprésent dans l’œuvre de Dalí. Il constitue l’un de ses sujets de prédilection, étroitement lié à la figure de Gala, muse, épouse et source d’inspiration constante. Dans ce dessin, le corps allongé se déploie avec une grande douceur, réduit à l’essentiel par un tracé fluide et continu. Le visage, volontairement laissé sans traits, confère à la figure une dimension universelle et intemporelle, éloignant toute identification précise pour mieux suggérer une idée abstraite de la féminité.
La technique de la sanguine, que Dalí affectionne particulièrement, permet ici de traduire avec subtilité la sensualité des formes et la délicatesse du modelé. Le trait, à la fois précis et léger, épouse les courbes du corps sans lourdeur, suggérant le volume par de fines variations de pression et de tonalité. L’économie de moyens renforce l’élégance de la composition et met en valeur la maîtrise anatomique de l’artiste, héritée de son admiration pour les grands dessinateurs classiques.
Ce dessin témoigne également du lien étroit entre Salvador Dalí et Peter Moore, figure essentielle de son entourage à Cadaqués. Ami proche et confident de l’artiste, Peter Moore fut un témoin privilégié de la vie et du travail de Dalí durant plusieurs décennies. Leur relation, fondée sur une profonde confiance et une admiration mutuelle, donna lieu à de nombreux échanges artistiques et personnels. Moore constitua une collection significative d’œuvres de Dalí, souvent reçues directement de la main de l’artiste, ce qui confère à ces pièces une dimension intime et authentique.
Le dessin occupe une place fondamentale dans son œuvre, constituant à la fois un outil de recherche formelle et un médium autonome lui permettant d’exprimer avec liberté ses obsessions récurrentes. Réalisé en 1974, Nu allongé appartient à la période tardive de Dalí, marquée par un retour affirmé à la virtuosité graphique et à une certaine épuration formelle. À cette époque, l’artiste s’éloigne progressivement du surréalisme orthodoxe pour explorer une synthèse personnelle mêlant classicisme, sensualité et spiritualité. Dalí revendique alors l’héritage des maîtres anciens, en particulier de la Renaissance, tout en conservant une approche profondément contemporaine du corps et de l’image.
Le thème du nu féminin est omniprésent dans l’œuvre de Dalí. Il constitue l’un de ses sujets de prédilection, étroitement lié à la figure de Gala, muse, épouse et source d’inspiration constante. Dans ce dessin, le corps allongé se déploie avec une grande douceur, réduit à l’essentiel par un tracé fluide et continu. Le visage, volontairement laissé sans traits, confère à la figure une dimension universelle et intemporelle, éloignant toute identification précise pour mieux suggérer une idée abstraite de la féminité.
La technique de la sanguine, que Dalí affectionne particulièrement, permet ici de traduire avec subtilité la sensualité des formes et la délicatesse du modelé. Le trait, à la fois précis et léger, épouse les courbes du corps sans lourdeur, suggérant le volume par de fines variations de pression et de tonalité. L’économie de moyens renforce l’élégance de la composition et met en valeur la maîtrise anatomique de l’artiste, héritée de son admiration pour les grands dessinateurs classiques.
Ce dessin témoigne également du lien étroit entre Salvador Dalí et Peter Moore, figure essentielle de son entourage à Cadaqués. Ami proche et confident de l’artiste, Peter Moore fut un témoin privilégié de la vie et du travail de Dalí durant plusieurs décennies. Leur relation, fondée sur une profonde confiance et une admiration mutuelle, donna lieu à de nombreux échanges artistiques et personnels. Moore constitua une collection significative d’œuvres de Dalí, souvent reçues directement de la main de l’artiste, ce qui confère à ces pièces une dimension intime et authentique.
Provenance
Collection Peter Moore, Cadaquès.Collection privée, Paris (offert par ce dernier).
Par descendance à l'ancien propriétaire.
Vente Artcurial, décembre 2025.
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