FRANCIS PICABIA 1879-1953
Sans titre - Portrait présumé de Germaine Everling, circa 1942-1943
Huile sur carton
45 x 38 cm
65 x 57 cm (avec cadre)
65 x 57 cm (avec cadre)
Cette œuvre sera incluse dans le Catalogue Raisonné de l'Œuvre de Francis Picabia actuellement en préparation par le Comité Picabia. Avis d'inclusion en date du 10 octobre 2024.
Signé en bas à droite : Francis Picabia
Réalisé au début des années 1940, ce portrait féminin s’inscrit dans la série emblématique que Francis Picabia développe durant la période de la Seconde Guerre mondiale. Installé dans le sud...
Réalisé au début des années 1940, ce portrait féminin s’inscrit dans la série emblématique que Francis Picabia développe durant la période de la Seconde Guerre mondiale. Installé dans le sud de la France après avoir quitté Paris, l’artiste élabore alors un langage singulier, marqué par une palette dominée par des tonalités froides, bleus profonds, gris argentés et reflets nacrés, qui confèrent à ses figures une présence à la fois énigmatique et empreinte de mélancolie.
À cette époque, Picabia s’éloigne des recherches radicales qui avaient caractérisé sa période dadaïste et ses compositions mécaniques des décennies précédentes. Il revient à une figuration plus maîtrisée, nourrie d’images issues de la culture visuelle populaire. L’artiste puise notamment dans les illustrations de magazines tels que Paris Cinéma, Paris Magazine ou Mon Paris, ainsi que dans certaines revues dites « de charme ». À partir de ces sources, photographies d’actrices, de chanteuses ou de figures de music-hall, il isole des attitudes, des regards, des expressions qu’il réinterprète en peinture, leur conférant une dimension presque irréelle.
Par un cadrage resserré, focalisé sur le visage, et un éclairage contrasté évoquant les studios de cinéma, Picabia renouvelle profondément le genre du portrait, lui insufflant une modernité saisissante.
Aujourd’hui, ces œuvres occupent une place centrale dans la relecture critique de sa production tardive. Longtemps perçues comme ambiguës ou provocantes, elles apparaissent désormais comme une exploration consciente des tensions entre culture populaire, tradition du portrait et modernité picturale. Elles témoignent de la liberté d’un artiste qui, tout au long de sa carrière, n’a cessé de remettre en question les catégories établies.
Par leur atmosphère silencieuse et leur élégance distante, ces portraits incarnent un moment singulier dans le parcours de Picabia, celui d’un peintre qui, dans un contexte troublé, transforme la figure féminine en une présence intemporelle, à la fois séduisante et insaisissable.
Un portrait de Germaine Everling ?
Dès les années 1920, Francis Picabia entretient une relation intense avec Germaine Everling, qui devient à la fois sa compagne et l’une de ses principales sources d’inspiration. Proche des milieux d’avant-garde, elle partage avec lui une période marquée par l’énergie du mouvement Dada et une grande vitalité créative. Plusieurs œuvres témoignent de cette relation, notamment le Portrait dada de Germaine Everling (1920), aujourd’hui conservé au Centre Pompidou.
À cette époque, Picabia s’éloigne des recherches radicales qui avaient caractérisé sa période dadaïste et ses compositions mécaniques des décennies précédentes. Il revient à une figuration plus maîtrisée, nourrie d’images issues de la culture visuelle populaire. L’artiste puise notamment dans les illustrations de magazines tels que Paris Cinéma, Paris Magazine ou Mon Paris, ainsi que dans certaines revues dites « de charme ». À partir de ces sources, photographies d’actrices, de chanteuses ou de figures de music-hall, il isole des attitudes, des regards, des expressions qu’il réinterprète en peinture, leur conférant une dimension presque irréelle.
Par un cadrage resserré, focalisé sur le visage, et un éclairage contrasté évoquant les studios de cinéma, Picabia renouvelle profondément le genre du portrait, lui insufflant une modernité saisissante.
Aujourd’hui, ces œuvres occupent une place centrale dans la relecture critique de sa production tardive. Longtemps perçues comme ambiguës ou provocantes, elles apparaissent désormais comme une exploration consciente des tensions entre culture populaire, tradition du portrait et modernité picturale. Elles témoignent de la liberté d’un artiste qui, tout au long de sa carrière, n’a cessé de remettre en question les catégories établies.
Par leur atmosphère silencieuse et leur élégance distante, ces portraits incarnent un moment singulier dans le parcours de Picabia, celui d’un peintre qui, dans un contexte troublé, transforme la figure féminine en une présence intemporelle, à la fois séduisante et insaisissable.
Un portrait de Germaine Everling ?
Dès les années 1920, Francis Picabia entretient une relation intense avec Germaine Everling, qui devient à la fois sa compagne et l’une de ses principales sources d’inspiration. Proche des milieux d’avant-garde, elle partage avec lui une période marquée par l’énergie du mouvement Dada et une grande vitalité créative. Plusieurs œuvres témoignent de cette relation, notamment le Portrait dada de Germaine Everling (1920), aujourd’hui conservé au Centre Pompidou.
Provenance
Collection privée.
Puis par descendance à l’ancien propriétaire.
Vente Tajan, Paris, 2026.
100
of
100
Newsletter
* denotes required fields
We will process the personal data you have supplied to communicate with you in accordance with our Privacy Policy. You can unsubscribe or change your preferences at any time by clicking the link in our emails.