JEAN DUFY 1888-1964
Le Moulin Rouge
Huile sur toile
60 x 81 cm
Certificat d'authenticité délivré par Monsieur Jacques Bailly, en date du 20 février 2025.
Signé en bas à droite : Jean Dufy
Plus d'images
Dans Le Moulin Rouge, Jean Dufy livre une vision à la fois festive et foisonnante de Paris, incarnée ici par l’un de ses emblèmes les plus célèbres : le cabaret...
Dans Le Moulin Rouge, Jean Dufy livre une vision à la fois festive et foisonnante de Paris, incarnée ici par l’un de ses emblèmes les plus célèbres : le cabaret du quartier de Montmartre. Cette œuvre, caractérisée par une profusion de couleurs et une composition en mouvement perpétuel, s’inscrit dans la tradition de l’artiste consistant à célébrer la capitale comme un théâtre de la modernité, du spectacle et de la lumière.
Né en 1888 au Havre, Jean Dufy grandit dans une famille nombreuse, où l’amour de l’art et de la musique est encouragé par un père passionné. Ce double héritage — plastique et musical — se retrouvera tout au long de son œuvre, à travers des compositions rythmiques, presque orchestrales, où la couleur joue le rôle de la note, et la lumière celui de l’harmonie. Dès son plus jeune âge, il développe un regard sensible au spectacle de la vie moderne : le port du Havre, les navires, les foules en mouvement. Ces premières observations alimentent un imaginaire urbain qu’il transpose, plus tard, à Paris, sa ville d’adoption.
L’installation de Jean Dufy à Montmartre en 1920, au cœur d’une communauté artistique active, marque un tournant dans sa production. Ce quartier mythique devient non seulement son lieu de vie mais aussi l’un de ses motifs récurrents. Influencé à la fois par son frère Raoul Dufy, par Georges Braque et par Henri Matisse — qu’il découvre dès 1906 lors d’une exposition d’art moderne au Havre — Jean Dufy développe un style personnel, fondé sur une palette éclatante et une construction picturale fluide, libre des conventions académiques. Dans Le Moulin Rouge, l’artiste exprime toute sa virtuosité de coloriste. Les formes sont esquissées d’un trait vif, presque calligraphique ; les figures humaines, les façades et les véhicules sont traités par touches, sans souci du détail mais avec une énergie communicative.
Le cabaret, avec ses ailes rouges, est le point central tel un pivot symbolique, autour duquel s’anime une foule bigarrée. À droite, la rue Lepic s’évanouit dans un flot de couleurs bleues, jaunes et orangées, donnant au tableau une perspective atmosphérique marquée, mais rendue instable par la vitalité du geste. La lumière, élément fondamental de la sensibilité dufyenne, semble ici émaner des couleurs elles-mêmes : un bleu vibrant structure le ciel et les ombres ; les rouges et ocres chauffent la scène de cette vie parisienne foisonnante. Le tableau ne se veut pas une représentation réaliste mais une transposition émotionnelle de l’ambiance montmartroise : il en restitue l’animation, l’énergie, le tumulte, autant d’éléments qui évoquent aussi l’enfance de Dufy sur les quais du Havre, où il remplissait des carnets entiers de scènes portuaires grouillantes. Ce regard de flâneur moderne, Jean Dufy l’a exercé toute sa vie à travers de nombreuses vues de Paris, peintes tant à l’aquarelle qu’à l’huile. En parallèle, ses collaborations avec la manufacture de porcelaine Haviland à Limoges, ainsi que ses séjours dans la campagne tourangelle, lui offrent un contrepoint plus pastoral. Mais c’est sans doute dans ses vues parisiennes que son langage pictural trouve sa plus grande liberté expressive.
Le Moulin Rouge condense les principales qualités de l’œuvre de Jean Dufy : une approche lyrique du réel, une palette exaltée, un goût pour le spectacle et un sens profond du rythme visuel. Plus qu’une simple scène de genre, ce tableau s’apparente à une partition picturale, où chaque touche de couleur, chaque mouvement de foule, participe d’un même souffle, celui d’un Paris joyeux, vivant et poétique.
Né en 1888 au Havre, Jean Dufy grandit dans une famille nombreuse, où l’amour de l’art et de la musique est encouragé par un père passionné. Ce double héritage — plastique et musical — se retrouvera tout au long de son œuvre, à travers des compositions rythmiques, presque orchestrales, où la couleur joue le rôle de la note, et la lumière celui de l’harmonie. Dès son plus jeune âge, il développe un regard sensible au spectacle de la vie moderne : le port du Havre, les navires, les foules en mouvement. Ces premières observations alimentent un imaginaire urbain qu’il transpose, plus tard, à Paris, sa ville d’adoption.
L’installation de Jean Dufy à Montmartre en 1920, au cœur d’une communauté artistique active, marque un tournant dans sa production. Ce quartier mythique devient non seulement son lieu de vie mais aussi l’un de ses motifs récurrents. Influencé à la fois par son frère Raoul Dufy, par Georges Braque et par Henri Matisse — qu’il découvre dès 1906 lors d’une exposition d’art moderne au Havre — Jean Dufy développe un style personnel, fondé sur une palette éclatante et une construction picturale fluide, libre des conventions académiques. Dans Le Moulin Rouge, l’artiste exprime toute sa virtuosité de coloriste. Les formes sont esquissées d’un trait vif, presque calligraphique ; les figures humaines, les façades et les véhicules sont traités par touches, sans souci du détail mais avec une énergie communicative.
Le cabaret, avec ses ailes rouges, est le point central tel un pivot symbolique, autour duquel s’anime une foule bigarrée. À droite, la rue Lepic s’évanouit dans un flot de couleurs bleues, jaunes et orangées, donnant au tableau une perspective atmosphérique marquée, mais rendue instable par la vitalité du geste. La lumière, élément fondamental de la sensibilité dufyenne, semble ici émaner des couleurs elles-mêmes : un bleu vibrant structure le ciel et les ombres ; les rouges et ocres chauffent la scène de cette vie parisienne foisonnante. Le tableau ne se veut pas une représentation réaliste mais une transposition émotionnelle de l’ambiance montmartroise : il en restitue l’animation, l’énergie, le tumulte, autant d’éléments qui évoquent aussi l’enfance de Dufy sur les quais du Havre, où il remplissait des carnets entiers de scènes portuaires grouillantes. Ce regard de flâneur moderne, Jean Dufy l’a exercé toute sa vie à travers de nombreuses vues de Paris, peintes tant à l’aquarelle qu’à l’huile. En parallèle, ses collaborations avec la manufacture de porcelaine Haviland à Limoges, ainsi que ses séjours dans la campagne tourangelle, lui offrent un contrepoint plus pastoral. Mais c’est sans doute dans ses vues parisiennes que son langage pictural trouve sa plus grande liberté expressive.
Le Moulin Rouge condense les principales qualités de l’œuvre de Jean Dufy : une approche lyrique du réel, une palette exaltée, un goût pour le spectacle et un sens profond du rythme visuel. Plus qu’une simple scène de genre, ce tableau s’apparente à une partition picturale, où chaque touche de couleur, chaque mouvement de foule, participe d’un même souffle, celui d’un Paris joyeux, vivant et poétique.
Provenance
Collection Anne-Marie Berger.Vente Artesia, avril 2025.
Newsletter
* denotes required fields
We will process the personal data you have supplied to communicate with you in accordance with our Privacy Policy. You can unsubscribe or change your preferences at any time by clicking the link in our emails.