MAURICE DENIS 1870-1943
Lavoir en Bretagne , circa 1930
Huile sur carton
50 x 35 cm
71 ,3 x 55,5 cm (avec cadre)
71 ,3 x 55,5 cm (avec cadre)
This work will be included in the Catalogue Raisonné of Maurice Denis' paintings, currently being prepared by the Maurice Denis Archives. Notice of inclusion dated December 12, 2025.
Signé en bas à droite : Mau. Denis et dédicacé en bas à gauche : A Georges Martin ; amical souvenir ; MAV.D
Peinte vers 1930, Baigneuses au bassin s’inscrit dans la période de pleine maturité de Maurice Denis, peintre et théoricien français, figure clé du groupe des Nabis, qui cherchait à renouveler...
Peinte vers 1930, Baigneuses au bassin s’inscrit dans la période de pleine maturité de Maurice Denis, peintre et théoricien français, figure clé du groupe des Nabis, qui cherchait à renouveler l’art en le libérant du naturalisme au profit d’une vision plus spirituelle, symbolique et décorative, profondément influencée par Paul Gauguin. Denis est resté célèbre pour sa formule fondatrice :
« Un tableau — avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une anecdote quelconque — est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées », véritable socle de l’art moderne.
Tout au long de sa carrière, Denis a développé une œuvre singulière, où se croisent spiritualité chrétienne, imaginaire poétique et références à l’Antiquité. Fervent catholique, il réalise de grands décors religieux, ce qui lui vaut le surnom de « Nabi aux belles icônes ». Parallèlement, il intègre à son univers des éléments classiques et antiques : paysages inspirés de l’Italie, du cap Misène près de Naples, architectures rappelant les temples doriques, figures aux drapés évoquant la statuaire grecque, dans un dialogue constant avec la sculpture de Aristide Maillol. Cette synthèse entre modernité et classicisme constitue l’un des fondements de son style.
Dans Baigneuses au bassin, Denis représente deux jeunes figures féminines au bord d’un bassin, dans un espace clos, intime, presque silencieux. La scène évoque à la fois la simplicité d’un moment quotidien et une dimension intemporelle, presque mythologique. Les corps, à la fois réels et idéalisés, s’inscrivent dans une tradition classique réinterprétée par le langage moderne des Nabis. Cette fusion entre scène contemporaine et référence antique illustre parfaitement le classicisme renouvelé défendu par Denis.
La palette est dominée par de grands aplats de verts profonds, variant du vert sombre des feuillages aux verts plus doux et bleutés du bassin. Cette gamme froide est subtilement réchauffée par des ocres, des beiges et des rosés pâles dans les corps des baigneuses et les éléments architecturaux. Les figures émergent avec délicatesse de cette harmonie feutrée, créant un contraste subtil entre chair et paysage. La couleur, chez Denis, n’est jamais purement descriptive : elle participe à une organisation décorative et spirituelle de l’espace. Cette œuvre reflète pleinement les grandes orientations de sa peinture : les thèmes intimes et familiaux, la stylisation des formes, l’art décoratif et monumental, qu’il développera notamment dans ses grands décors comme la coupole du Théâtre des Champs-Élysées, ainsi que dans ses cartons de vitraux.
« Un tableau — avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une anecdote quelconque — est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées », véritable socle de l’art moderne.
Tout au long de sa carrière, Denis a développé une œuvre singulière, où se croisent spiritualité chrétienne, imaginaire poétique et références à l’Antiquité. Fervent catholique, il réalise de grands décors religieux, ce qui lui vaut le surnom de « Nabi aux belles icônes ». Parallèlement, il intègre à son univers des éléments classiques et antiques : paysages inspirés de l’Italie, du cap Misène près de Naples, architectures rappelant les temples doriques, figures aux drapés évoquant la statuaire grecque, dans un dialogue constant avec la sculpture de Aristide Maillol. Cette synthèse entre modernité et classicisme constitue l’un des fondements de son style.
Dans Baigneuses au bassin, Denis représente deux jeunes figures féminines au bord d’un bassin, dans un espace clos, intime, presque silencieux. La scène évoque à la fois la simplicité d’un moment quotidien et une dimension intemporelle, presque mythologique. Les corps, à la fois réels et idéalisés, s’inscrivent dans une tradition classique réinterprétée par le langage moderne des Nabis. Cette fusion entre scène contemporaine et référence antique illustre parfaitement le classicisme renouvelé défendu par Denis.
La palette est dominée par de grands aplats de verts profonds, variant du vert sombre des feuillages aux verts plus doux et bleutés du bassin. Cette gamme froide est subtilement réchauffée par des ocres, des beiges et des rosés pâles dans les corps des baigneuses et les éléments architecturaux. Les figures émergent avec délicatesse de cette harmonie feutrée, créant un contraste subtil entre chair et paysage. La couleur, chez Denis, n’est jamais purement descriptive : elle participe à une organisation décorative et spirituelle de l’espace. Cette œuvre reflète pleinement les grandes orientations de sa peinture : les thèmes intimes et familiaux, la stylisation des formes, l’art décoratif et monumental, qu’il développera notamment dans ses grands décors comme la coupole du Théâtre des Champs-Élysées, ainsi que dans ses cartons de vitraux.
Provenance
Offerte à l'artiste par Monsieur Georges Martin.Collection privée.
Vente Rossini, novembre 2025.
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