CHILDE HASSAM
Le Parc des Tuileries, Paris, circa 1889-1890
Huile sur panneau
23,5 x 33 cm
Signé en bas à gauche : Childe Hassam
Né en 1859 à Dorchester, dans l’état du Massachusetts, Frederick Childe Hassam est l’un des plus célèbres peintres impressionnistes américain. Membre fondateur des Ten, un groupe influent d’artistes impressionnistes américains...
Né en 1859 à Dorchester, dans l’état du Massachusetts, Frederick Childe Hassam est l’un des plus célèbres peintres impressionnistes américain. Membre fondateur des Ten, un groupe influent d’artistes impressionnistes américains du XXème siècle, il joue notamment un rôle déterminant dans l’attrait de ce courant pour les collectionneurs, marchands et musées de l’autre côté de l’Atlantique.
Peintre de scènes de genre, il réalise des nus, des intérieurs, des natures mortes… mais ses plus belles réalisations restent ses paysages, champêtres ou urbains. De Boston à New-York en passant par Paris, il arpente les grandes villes, et en capture l’essence et les plaisirs en utilisant aussi bien l’huile, que la gouache, l’aquarelle ou le pastel.
Il effectue entre 1886 et 1889 un voyage en France, à Paris. Attiré par l’impressionnisme français, il reprend l’ancien studio de Renoir, où il y trouve quelques croquis de peintures à l’huile laissés là par l’artiste. Il déclare alors « Je ne connaissais rien à propos de Renoir. J’ai regardé ses réalisations, et j’ai su que c’était ce que j’essayais de faire moi-même ».
Hassam veut peindre le réel, le familier, en plein air si possible, il cherche à représenter l’immédiateté de la lumière et de l’ombre. Il peut exagérer ses couleurs, les saturer, mais seulement pour produire un impact ou une impression. La ville lui offre un terrain de jeu sans précédent, avec une atmosphère et une lumière uniques. Le seul défi pour l’artiste est alors de pouvoir capter cette activité en mouvement constant : pour cela, il se positionne dans un endroit approprié et fait plusieurs croquis des scènes qui se déroulent devant ses yeux. Ce n’est que lorsqu’il retourne au studio qu’il compose chacune de ces scènes dans une toile.
Dans Childe Hassam : American Impressionist, H. Barbara Weinberg dit d’ailleurs : « Les œuvres parisiennes de Hassam suggèrent qu’il était beaucoup plus enclin que la plupart de ses contemporains à interpréter de manière personnelle et vitale les styles des peintres français modernes – les artistes du juste-milieu, les impressionnistes et les néo-impressionnistes – et à célébrer la vie urbaine. Il a souvent éclairci sa palette, relâché son coup de pinceau et montré les effets d’une lumière solaire éclatant dans des huiles et des aquarelles qui enregistrent le spectacle de Paris ».
Ce qui est particulièrement intéressant dans cette œuvre c’est que cette vue d’un parc citadin intitulé Le Parc des Tuileries est traitée plastiquement comme un paysage. La perspective resserrée sur le bassin en fait l’élément principal de l’œuvre, tandis que les arbres, feuillages et fleurs se disputent le reste. Pourtant situé au centre de Paris, les détails qui rappellent l’univers urbain ne s’immiscent dans cette scène que très légèrement à l’arrière-plan : le rebord du bassin, les chaises comme dorées du décor, quelques bâtiments beiges au loin et les personnages. La nature prend alors toute la place, comme le prouve la végétation colorée et luxuriante qui se reflète dans l’eau du bassin. Les personnages eux-mêmes se confondent avec ce paysage, l’artiste utilise la même gamme chromatique pour peindre les feuilles des arbres ou encore l’eau du bassin et les personnages. Pour Hassam, « l’homme qui passera à la postérité est celui qui peint son époque et les scènes de la vie quotidienne qui l’entourent ». L’artiste nous délivre alors ici un témoignage poignant de la richesse des villes, de la mode de l’époque, de l’atmosphère ambiante, toute en couleurs et lumières.
Peintre de scènes de genre, il réalise des nus, des intérieurs, des natures mortes… mais ses plus belles réalisations restent ses paysages, champêtres ou urbains. De Boston à New-York en passant par Paris, il arpente les grandes villes, et en capture l’essence et les plaisirs en utilisant aussi bien l’huile, que la gouache, l’aquarelle ou le pastel.
Il effectue entre 1886 et 1889 un voyage en France, à Paris. Attiré par l’impressionnisme français, il reprend l’ancien studio de Renoir, où il y trouve quelques croquis de peintures à l’huile laissés là par l’artiste. Il déclare alors « Je ne connaissais rien à propos de Renoir. J’ai regardé ses réalisations, et j’ai su que c’était ce que j’essayais de faire moi-même ».
Hassam veut peindre le réel, le familier, en plein air si possible, il cherche à représenter l’immédiateté de la lumière et de l’ombre. Il peut exagérer ses couleurs, les saturer, mais seulement pour produire un impact ou une impression. La ville lui offre un terrain de jeu sans précédent, avec une atmosphère et une lumière uniques. Le seul défi pour l’artiste est alors de pouvoir capter cette activité en mouvement constant : pour cela, il se positionne dans un endroit approprié et fait plusieurs croquis des scènes qui se déroulent devant ses yeux. Ce n’est que lorsqu’il retourne au studio qu’il compose chacune de ces scènes dans une toile.
Dans Childe Hassam : American Impressionist, H. Barbara Weinberg dit d’ailleurs : « Les œuvres parisiennes de Hassam suggèrent qu’il était beaucoup plus enclin que la plupart de ses contemporains à interpréter de manière personnelle et vitale les styles des peintres français modernes – les artistes du juste-milieu, les impressionnistes et les néo-impressionnistes – et à célébrer la vie urbaine. Il a souvent éclairci sa palette, relâché son coup de pinceau et montré les effets d’une lumière solaire éclatant dans des huiles et des aquarelles qui enregistrent le spectacle de Paris ».
Ce qui est particulièrement intéressant dans cette œuvre c’est que cette vue d’un parc citadin intitulé Le Parc des Tuileries est traitée plastiquement comme un paysage. La perspective resserrée sur le bassin en fait l’élément principal de l’œuvre, tandis que les arbres, feuillages et fleurs se disputent le reste. Pourtant situé au centre de Paris, les détails qui rappellent l’univers urbain ne s’immiscent dans cette scène que très légèrement à l’arrière-plan : le rebord du bassin, les chaises comme dorées du décor, quelques bâtiments beiges au loin et les personnages. La nature prend alors toute la place, comme le prouve la végétation colorée et luxuriante qui se reflète dans l’eau du bassin. Les personnages eux-mêmes se confondent avec ce paysage, l’artiste utilise la même gamme chromatique pour peindre les feuilles des arbres ou encore l’eau du bassin et les personnages. Pour Hassam, « l’homme qui passera à la postérité est celui qui peint son époque et les scènes de la vie quotidienne qui l’entourent ». L’artiste nous délivre alors ici un témoignage poignant de la richesse des villes, de la mode de l’époque, de l’atmosphère ambiante, toute en couleurs et lumières.
Provenance
Collection privée, Bonn, Allemagne.Vente Dusseldorfer Auktionhaus, 2016.
Publications
Cette Œuvre sera incluse au Catalogue Raisonné de l'Œuvre de Childe Hassam en préparation.Newsletter
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