KEES VAN DONGEN 1877-1968
Composition Florale, Avec Une Pipe, circa 1945-1950
Huile sur toile d'origine
54,5 x 33 cm
80 x 58 cm (avec cadre)
80 x 58 cm (avec cadre)
Cette oeuvre sera incluse dans le Catalogue Raisonné Digital de l'oeuvre de Kees Van Dongen en préparation par le Wildenstein Plattner Institute, Inc. Avis d'inclusion en date du 28 mai 2024.
Signé au milieu à gauche : Van Dongen
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Réalisée vers 1945-1950, Composition Florale, est une œuvre de Kees van Dongen emblématique de sa période de maturité. Loin de l’exubérance mondaine de ses portraits fauves du début du XXe...
Réalisée vers 1945-1950, Composition Florale, est une œuvre de Kees van Dongen emblématique de sa période de maturité. Loin de l’exubérance mondaine de ses portraits fauves du début du XXe siècle, cette nature morte témoigne d’une introspection nouvelle, marquée par le contexte historique et personnel de l’artiste.
À cette époque, Van Dongen, désormais installé à Monaco, s’éloigne progressivement de la scène parisienne qui l’avait vu triompher dans les années 1905-1930. L’artiste jouit d’une reconnaissance internationale, mais choisit de se recentrer sur des sujets plus intimistes. Dans ce tableau, la virtuosité coloriste du peintre demeure intacte, mais elle est mise au service d’une composition plus sobre et méditative. Le bouquet, constitué de pivoines et de roses aux teintes variées, blanche, rose, rouge profond et jaune ocre, surgit au premier plan, occupant tout l’espace pictural. La matière est dense, charnelle, presque sculpturale : la peinture est posée en empâtements puissants, révélant une gestuelle libre et instinctive. Le fond du tableau s’ouvre sur un paysage marin, avec un ciel d’orage chargé de bleus et de gris, conférant à l’ensemble une atmosphère dramatique, presque romantique.
Ce contraste entre la vitalité florale et la tension atmosphérique donne à l’œuvre une profondeur symbolique : celle d’un monde oscillant entre beauté fugace et mélancolie persistante. La pipe, posée en bas à gauche de la composition, ajoute une touche d’humanité à cette œuvre. Objet personnel, presque anecdotique en apparence, elle introduit la présence du peintre en évoquant l’élégance caractéristique de Van Dongen, figure emblématique de la bohème chic parisienne. L’artiste, vêtu avec raffinement, composé d’un costume sombre, d’une chemise blanche impeccable, d’un chapeau mou, cultivait une image mondaine, à la fois dandy et séducteur.
Cet accessoire renvoie à cette silhouette sophistiquée, familière dans les salons et les ateliers de Montparnasse, et fait écho à une habitude bien connue de l’artiste : Van Dongen avait pour coutume de fumer la pipe en peignant, dans un geste mêlant concentration et décontraction, révélateur de sa liberté de ton et de son assurance picturale. Durant cette période, Van Dongen continue à exposer régulièrement, tout en adoptant une posture plus détachée vis-à-vis des courants contemporains. Ni pleinement classique, ni totalement moderne, il développe un langage pictural personnel, riche en contrastes, en matière et en sensualité.
À cette époque, Van Dongen, désormais installé à Monaco, s’éloigne progressivement de la scène parisienne qui l’avait vu triompher dans les années 1905-1930. L’artiste jouit d’une reconnaissance internationale, mais choisit de se recentrer sur des sujets plus intimistes. Dans ce tableau, la virtuosité coloriste du peintre demeure intacte, mais elle est mise au service d’une composition plus sobre et méditative. Le bouquet, constitué de pivoines et de roses aux teintes variées, blanche, rose, rouge profond et jaune ocre, surgit au premier plan, occupant tout l’espace pictural. La matière est dense, charnelle, presque sculpturale : la peinture est posée en empâtements puissants, révélant une gestuelle libre et instinctive. Le fond du tableau s’ouvre sur un paysage marin, avec un ciel d’orage chargé de bleus et de gris, conférant à l’ensemble une atmosphère dramatique, presque romantique.
Ce contraste entre la vitalité florale et la tension atmosphérique donne à l’œuvre une profondeur symbolique : celle d’un monde oscillant entre beauté fugace et mélancolie persistante. La pipe, posée en bas à gauche de la composition, ajoute une touche d’humanité à cette œuvre. Objet personnel, presque anecdotique en apparence, elle introduit la présence du peintre en évoquant l’élégance caractéristique de Van Dongen, figure emblématique de la bohème chic parisienne. L’artiste, vêtu avec raffinement, composé d’un costume sombre, d’une chemise blanche impeccable, d’un chapeau mou, cultivait une image mondaine, à la fois dandy et séducteur.
Cet accessoire renvoie à cette silhouette sophistiquée, familière dans les salons et les ateliers de Montparnasse, et fait écho à une habitude bien connue de l’artiste : Van Dongen avait pour coutume de fumer la pipe en peignant, dans un geste mêlant concentration et décontraction, révélateur de sa liberté de ton et de son assurance picturale. Durant cette période, Van Dongen continue à exposer régulièrement, tout en adoptant une posture plus détachée vis-à-vis des courants contemporains. Ni pleinement classique, ni totalement moderne, il développe un langage pictural personnel, riche en contrastes, en matière et en sensualité.
Provenance
Kunsthandel Frans Jacobs, Amsterdam.Acquis auprès du précédent le 7 décembre 1999 par l'ancien propriétaire, jusqu'en 2024.
Vente Sotheby's Paris, 2025.
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