ALL EYES ON YOU: 18, AVENUE MATIGNON, PARIS 8E

19 Octobre 2026 - 9 Janvier 2027
Présentation

À l’occasion de l’ouverture de son nouvel espace au 18, avenue Matignon, la Galerie HELENE BAILLY MARCILHAC présente ALL EYES ON YOU, une exposition consacrée au regard et à la figure humaine, réunissant plus d’un siècle de création, d’Auguste Rodin à Tom Wesselmann.

 

Regarder et être regardé. Derrière l’apparente évidence du portrait se joue une relation complexe entre l’artiste, son modèle et celui qui, à son tour, se tient face à l’œuvre. ALL EYES ON YOU explore cette tension : le moment où le regard du spectateur rencontre celui d’une figure, le fuit, le surprend ou s’y confronte.

 

Des scènes de cabaret d’Auguste Chabaud aux portraits de Kees van Dongen, Robert Delaunay, Moïse Kisling, Jean Hélion ou Henri Matisse, la figure humaine devient le terrain privilégié d’une observation autant physique que psychologique. Certains modèles s’offrent au regard ; d’autres semblent s’en détourner. Le portrait ne consiste alors plus seulement à fixer une ressemblance, mais à saisir une présence.

 

Ailleurs, le visage s’affirme jusqu’à devenir presque autonome. Le Masque d’Hanako d’Auguste Rodin, la Méditation d’Alexej von Jawlensky, les figures d’Alberto Giacometti ou les portraits de Francis Picabia interrogent chacun à leur manière ce que peut révéler, ou dissimuler, un visage. Le regard devient frontal, absent, intériorisé ; parfois énigmatique.

 

Avec Pablo Picasso, dont l’exposition réunit un ensemble majeur d’œuvres réalisées entre 1902 et 1969, cette exploration se libère progressivement des conventions du portrait. Visages modelés, dessinés, peints ou gravés dans la terre : yeux, nez et bouche deviennent des signes que l’artiste déplace et réinvente. Du Visage Palette au Pichet deux visages, jusqu’aux céramiques réalisées à Madoura, le visage quitte parfois le cadre pour investir directement l’objet. 

 

De la ressemblance à la métamorphose, de l’intimité du modèle à la frontalité du masque, ALL EYES ON YOU renverse finalement la position du spectateur : venu regarder, celui-ci découvre des œuvres qui, parfois, semblent le regarder en retour.